Céline Chocat

Je suis comédienne-clown depuis plus de 10 ans et initiatrice de projets culturels locaux (en milieu urbain ou rural). Je joue actuellement dans 4 spectacles Jeune Public/Tout public conçus à la fois pour la salle et pour des lieux non équipés afin d’aller auprès de tous les publics, et j’interviens comme clown dans l’espace public, notamment avec la Cie Arzapar.

Tous les projets auxquels je participe abordent les problèmes sociétaux et environnementaux. Je souhaite par ailleurs vivement créer, fabriquer, en conjuguant les intelligences, de façon collaborative et contributive. Le problème de l’état d’urgence m’interpelle, en tant que sollicitations démultipliées de nos sens, de nos exécutions, et accélération des processus de transformation de la planète et des comportement sociaux.

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Amandine Barbotte

Formée au cours Florent et aux Ateliers de l’Ecole du Théâtre National de Chaillot, j’intègre la Compagnie Umbral durant 5 ans dans laquelle je suis assistante mise en scène et comédienne sur toutes les créations et où je découvre le travail du masque neutre et du clown .
Je joue également plusieurs spectacles au sein de la cie le Vent d’est sur des thématiques liées à l’immigration russe. Parallèlement je mêle danse Butō, théâtre et vidéos avec la compagnie Identifiant2717.
Je fais partie de la compagnie Arzapar depuis 2011 avec laquelle je poursuis mon travail clownesque grâce aux différents spectacles auxquels j’ai participé en tant que comédienne et clown.
Je joue également de l’accordéon en personnage de lapin noir sur le spectacle de marionnettes Je boîte , première création de la Compagnie Malastrana mais aussi en clown au sein de maison de retraites.

Ce qui m’intéresse, c’est le collectif, les échanges d‘idées, de parcours. Aller vers la thématique du temps. Sa propre notion d’urgence. J’aime travailler en état de recherche, en pouvant pour une fois prendre ce temps-là. Je vois mon métier d’artiste comme un outil essentiel de partage, de poésie et d’échanges entre le plus grand nombre, d’où l’intérêt du théâtre de rue et la proximité entre les gens qui en émane. Cette nouvelle création du collectif Arzapar regroupe toutes mes envies, tous mes besoins, et tous mes questionnements du moment sur « comment se réapproprier le temps ?», « quelle est notre place ? »…

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Marc Amyot

Formé au Conservatoire de Montréal et à l’école internationale de Mime de Jacques Lecoq, je travaille pour le théâtre de rue avec Royal de Luxe, Pesce Crudo … ainsi qu’en salle avec Jean Michel Bruyère pour « Radix », le théâtre de Chambre pendant 10 ans notamment pour « Mariages », « Un jeune homme pressé « , « Dans ma maison », « Appuntamento », sous la direction de Christophe Piret .  J’ai passé 25 ans avec le Théâtre Kygel dans « Dérapages ou le jardin de M.Maurice », « Coup de Marteau », « Ca brûle « . J’ai travaillé avec Claire Dancoisne et Maxence Vandevel au Théâtre de La Licorne (marionnettes et théâtre d’objet) dans « Les encombrants font leur cirque » et « Ne nous murons pas maintenant « .
Au cinéma, j’ai tourné avec Caro et Jeunet « La cité des enfants perdus », « Amélie Poulain » (l’inconnu du photomaton), Philippe Decouflé et Yann Kounen pour « Le petit chaperon rouge » et Roman Polanski pour la « 9ème Porte ».

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Alexandre Florent

Après avoir pendant plus de 10 ans, travaillé comme régisseur dans la production cinématographique, où j’ai pu côtoyer Jean-Pierre Jeunet, Bertrand Tavernier ou encore Eric Rohmer, je sens qu’il est temps pour moi de passer à autre chose, de raconter mes propres histoires. Je découvre alors l’improvisation scénique sous la direction de Fabrice Herbaut. Je pousse ensuite les portes de l’école du Samovar. Pendant 3 ans, entre stages et ateliers, puis pour la formation professionnelle de clown, aux côtés de Yvo Mentens, Heinzi Lorenzen, Gabriel Chamé. Parallèlement j’explore le burlesque avec la compagnie De rien merci, ou le bouffon avec Fred Pechin.

Si cette formation se déroule essentiellement en salle, c’est dans la rue que je fais mes premières armes en tant que professionnel avec la Compagnie Arzapar, ou en tant que bénévole dans des camps de réfugiés. La rue, l’espace public est un formidable terrain de jeu qui permet une liberté totale d’expérimentations, de rencontres et de création. Parce que le public n’est pas captif, c’est aussi un endroit qui ne permet pas de compromis ; il ne tolère pas la médiocrité, il faut tout donner, se dépasser en permanence. C’est un challenge de chaque instant, chaque seconde compte, toujours dans l’urgence mais jamais dans la précipitation.

Arrivé tardivement dans ce métier, c’est la direction que je souhaite prendre en tant qu’homme mais surtout en tant qu’artiste.

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Audrey Vandomme

Après un apprentissage au métier de comédienne au sein de l’école Les Enfants Terribles, j’intègre la cie Les Quatr’elles en tant qu’assistante mise en scène puis comédienne pendant 4 ans. Poursuivant ma formation, j’apprends l’escrime artistique, le jeu du masque, le clown (avec Fred Robbe et Ami Hattab entre autres) les claquettes et l’acrobatie.

Je monte ma compagnie en 2011 en écrivant et en jouant des spectacles jeune public comme Lames de Pirates. J’entre dans la Compagnie Arzapar en 2015, attirée par son identité, son approche poétique de l’espace public par le biais des échappées de clowns par exemple.

Je me sens également touchée et concernée par les thèmes citoyens et éco-responsables.

La création d’un nouveau spectacle au sein d’Arzapar ayant pour spécificité l’écriture collective et la représentation dans l’espace public est un projet essentiel pour moi. C’est la concrétisation d’un désir d’artiste d’être dans la revendication de l’espace public comme terrain de jeu, de rencontres, de temps de partages, de lieu de création et d’appropriation artistique, de moments présents, de vécu ensemble, public et créateurs.

Le projet auquel nous voulons donner naissance est ambitieux dans un contexte où l’existence même des festivals de rue et leur déroulement est clairement menacée, d’autant que nous avons choisi d’être une équipe artistique importante.

Nous voulons évoquer des thèmes de société, expérimenter en direct avec les passants et les habitants de l’espace public le besoin de remettre l’humain au cœur de nos vies. Oser l’effet miroir sans condescendance mais avec provocation parfois. Se méfier de l’auto-censure, se défier du politiquement correct, se faire confiance sur ce qui jaillit de nous et notre capacité de création en écoutant notre engagement, sont autant de fortes motivations et d’envies à mettre ce projet au monde.

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Aline Boucraut

Après des expériences interculturelles au Portugal, en Finlande et au Canada, je rejoins une troupe de théâtre-forum en Avignon. En 2009, je pose mes valises à Bruxelles et me forme pendant deux ans à l’Ecole de théâtre internationale LASSAAD – pédagogie Jacques LECOQ. S’en suivent de nombreuses créations aux styles variés mélangeant jeu masqué, cinéma muet, opéra, tragédie et clown. Suite à une formation auprès du Rire Médecin en 2012, j’interviens en tant que clown dans les hôpitaux, centres médicaux et espaces publics avec les compagnies Arzapar et In Extenso 93. Je joue, dessine, peint et chante. Ayant à cœur de relier jeu et chant, je rejoins les Funky Frogs, groupe vocal a capella soul pop funk, et me forme à ACP La Manufacture Chanson.

En tant qu’artiste et citoyenne, j’aime apprendre et trouve nécessaire le lien entre la vie, les rencontres et la création. Une même source d’inspiration peut être transformée en une infinité de créations par le biais d’imaginaires variés. C’est cette richesse du collectif qui m’intéresse dans la forme de ce projet. Créer ensemble pour retrouver du sens dans un monde où tout devient instantané et dévitalisé. Prendre un temps pour réapprendre à vivre.

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Anaïs Ancel

Comédienne professionnelle formée au studio Alain de Bock, entres autres, ayant découvert et travaillé le clown avec Eric Blouet et Hervé Langlois , le chant avec Amy Lavietes, j’ai fait durant 6 ans partie d’une compagnie de théâtre musical Les Epis Noirs, créations aux thématiques universelles, avant de travailler avec différentes compagnies et sur différents projets.
Je suis actuellement membre d’un collectif de théâtre contemporain et de la compagnie Arzapar (avec laquelle nous avons créé un jeune public sur des thématiques écologiques). Il me semble aujourd’hui essentiel de poursuivre ma recherche d’un art théâtral corporel, engagé, vif, poseur de questions, collectif et créatif.
J’ai toujours été sensible aux propos forts et poétiques, aux questionnements sur la place de l’humain dans la Cité, sur l’ouverture qu’apporte l’art à chacun, que l’on soit créateur ou public, sur la liberté de l’individu et la privatisation de celle-ci par le pouvoir politique par exemple.
Cette nouvelle création au sein d’Arzapar est pour moi l’essentiel de tout ce que j’ai à dire et à partager en tant qu’artiste et individu : de par sa forme et le travail de création avec l’équipe pour créer l’objet spectacle, et de par son propos artistique pour la rue et ses habitants.

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Juliet Coren-Tissot

Juliet-Ping rue 1 Bio extraite du dossier sur le projet « Il est urgent de prendre le temps de vivre » :

 » De formation musicale avant tout (chant, composition, flûte, percussions, guitare, piano et tentative de trompette…), c’est après un cursus universitaire (histoire du monde arabe contemporain) que j’ai décidé de me former comme comédienne. Goûtant à tous les stages et ateliers qui m’attiraient, mes choix se sont vite portés vers des techniques de théâtre physique et d’expression organique (biomécanique, masque, clown, techniques vocales et corporelles inspirées du Roy Hart…).

J’ai créé la compagnie Arzapar en 2007 autour du spectacle musical « Juliet & moi, chansons imaginaires pour femme ordinaire ». Puis attirée par la rue, le contact avec les habitants des quartiers de Seine-Saint-Denis où je vivais, et préoccupée par le rôle social de l’artiste dans la cité, j’ai impulsé l’idée des « Clowns Citoyens », qui depuis 2011 sont devenus le fondement de l’identité de la compagnie.

Après de nombreuses années à travailler pour le jeune public (auteure, metteuse en scène, comédienne-musicienne et/ou compositrice), j’ai eu envie de me lancer dans une création tout public et pour la rue.

Juliet photo en pieds spectacle

En tant que comédienne, j’ai eu l’occasion d’intégrer le GK Collective en 2016 pour le spectacle Proust, et de suivre la formation « La ville à bras le corps » à l’Atelline avec Laure Terrier (Jeanne Simone) et Pierre Pilate (1Watt).Juliet 2012 3

Artiste touche-à-tout et un peu hyperactive, le rapport au temps est pour moi crucial au quotidien. Et je butte souvent sur cette problématique : comment nous, artistes, arrivons à nous laisser happer par le rythme ambiant, par une forme de pression sociétale, qui peut nous pousser au bord du « burn-out », au même titre que des employés qui subissent leur boulot, alors que le nôtre est né d’une passion évidente ?

Avide de collectif, d’échanges et de confrontations fertiles, je suis heureuse que cette création puisse se faire avec la belle équipe qu’est devenue la Compagnie Arzapar.  »

 

 CV artistique (comédienne, musicienne, créatrice)

 

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